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Bleach Deluxe tome 1 : mon avis sur la nouvelle édition Glénat

Quand j’ai reçu le Bleach Deluxe tome 1 de Tite Kubo, ma première réaction a été assez simple : c’est un sacré morceau ! Avec ses 560 pages, sa couverture cartonnée et son grand format, cette nouvelle édition publiée par Glénat n’a plus grand-chose à voir avec les petits volumes souples avec lesquels j’ai découvert la série.

Cette édition Deluxe reprend l’équivalent des trois premiers tomes de Bleach et nous ramène au tout début de l’histoire : Ichigo Kurosaki voit des fantômes, Rukia Kuchiki traverse littéralement le mur de sa chambre et un Hollow vient bouleverser sa vie. Le début d’une aventure devenue depuis l’un des grands classiques du shōnen.

Après avoir relu ces premiers chapitres dans ce nouveau format, je dois reconnaître que j’ai redécouvert certaines planches. Mais est-ce suffisant pour justifier un nouvel achat lorsqu’on possède déjà Bleach ? Voici ce que j’ai pensé de cette édition.

⭐ Mon avis en bref : une très belle façon de commencer ou redécouvrir Bleach. Le grand format met particulièrement bien en valeur le dessin de Tite Kubo, tandis que les pages couleur et l’illustration bonus donnent un véritable intérêt à cette réédition. Seul le poids du volume peut rendre les longues sessions de lecture un peu moins confortables.

Bleach Deluxe tome 1 : que contient cette nouvelle édition ?

Ce premier volume Deluxe compile l’équivalent des tomes 1, 2 et 3 de l’édition française historique. On retrouve donc The Death and the Strawberry et toute la mise en place de l’arc de l’agent Shinigami.

Tout commence dans la chambre d’Ichigo Kurosaki lorsqu’une mystérieuse jeune femme vêtue de noir, Rukia Kuchiki, apparaît devant lui. Elle est Shinigami et semble particulièrement surprise qu’un simple humain soit capable de la voir.

Les événements s’enchaînent rapidement : un Hollow attaque la famille Kurosaki, Rukia est blessée et tente de transmettre une partie de ses pouvoirs à Ichigo. Évidemment, rien ne se déroule comme prévu et notre lycéen absorbe une quantité de puissance largement supérieure à ce qu’elle imaginait.

Ichigo devient alors un Shinigami remplaçant, tandis que Rukia se retrouve bloquée dans le monde des humains.

Ces premiers chapitres introduisent aussi progressivement Orihime Inoue, Yasutora « Chad » Sado et plusieurs personnages qui prendront beaucoup plus d’importance par la suite. L’univers de la Soul Society, lui, reste encore volontairement mystérieux.

C’est d’ailleurs amusant de relire aujourd’hui ce début relativement simple lorsque l’on sait jusqu’où Tite Kubo poussera son univers quelques dizaines de tomes plus tard.

Un grand format qui change vraiment la lecture

C’est probablement ce qui m’a le plus marqué. Le format 15 × 21,8 cm donne beaucoup plus d’espace aux dessins de Tite Kubo.

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Sur les anciens volumes de poche, certaines cases paraissaient assez petites et quelques détails du trait pouvaient facilement passer inaperçus. Ici, les visages, les ombres, les vêtements et surtout les grandes compositions respirent davantage.

Et Bleach s’y prête particulièrement bien.

Kubo aime laisser du vide autour de ses personnages. Son dessin devient progressivement très graphique, presque minimaliste par moments, et cette particularité fonctionne mieux sur de grandes pages. Même sur ces premiers chapitres, où son style n’a pas encore atteint celui des grands arcs suivants, le gain est déjà visible.

Si vous aimez comparer les différentes façons de rééditer les grands classiques du manga, j’avais ressenti quelque chose d’assez similaire en découvrant l’édition Dragon Ball Freezer Full Color de Glénat, même si l’approche éditoriale est évidemment différente.

Les pages couleur font vraiment plaisir

Autre très bon point : cette édition récupère des pages couleur provenant de la prépublication japonaise dans le Weekly Shōnen Jump.

Ce n’est pas un détail anodin pour les lecteurs français habitués aux anciennes éditions. Ces pages permettent de retrouver certaines illustrations telles qu’elles avaient été pensées au moment de leur publication originale.

Le papier rend par ailleurs très bien les noirs. Les aplats sont propres et le contraste donne davantage de force aux dessins.

L’illustration bonus : le petit plaisir du collectionneur

Une illustration de Bleach est jointe au volume. Je pensais au départ la regarder rapidement avant de la remettre dans le livre, mais elle mérite vraiment qu’on s’y attarde.

Le trait de Tite Kubo profite pleinement du format et l’impression est réussie. Pour quelqu’un qui possède déjà les anciens tomes, c’est précisément le genre de petit bonus qui donne un peu plus de sens au rachat.

Bleach Tome 1 - l'Arc de l'agent Shinigame - 1 Rencontre Scan
Bleach Tome 1 – l’Arc de l’agent Shinigame – 1 Rencontre Scan

Mon avis sur l’arc de l’agent Shinigami après relecture

On associe souvent Bleach aux Bankai, aux capitaines de la Soul Society, aux Arrancar ou aux Espada. Pourtant, rien de tout cela n’existe encore vraiment dans ces premiers chapitres.

Le début de Bleach est beaucoup plus intime.

Ichigo est simplement un lycéen capable de voir les esprits. Il possède déjà ce caractère immédiatement reconnaissable : irritable, grande gueule, parfois brutal, mais incapable de détourner le regard lorsqu’une personne a besoin d’aide.

Rukia fonctionne parfaitement en contrepoint. Elle connaît le monde spirituel et tente d’en expliquer les règles à Ichigo, mais elle se retrouve complètement dépassée par certains aspects très ordinaires de la vie humaine.

Leur relation constitue immédiatement l’un des points forts du manga. Ils passent leur temps à se provoquer, à se contredire et à s’agacer mutuellement, tout en devenant rapidement complémentaires.

Un Bleach beaucoup plus proche du quotidien

J’avais oublié à quel point les premiers chapitres accordaient de la place à la famille Kurosaki et au lycée de Karakura.

Les Hollows représentent évidemment la menace surnaturelle, mais le manga garde encore les pieds dans le quotidien. Rukia doit apprendre à vivre parmi les humains, Ichigo continue d’aller en cours et Chad ou Orihime ne sont encore que des camarades possédant quelques particularités intrigantes.

Cette simplicité donne beaucoup de charme au début de la série.

Les enjeux vont devenir considérablement plus importants par la suite, mais j’aime ce Bleach où un Hollow peut encore représenter à lui seul une véritable menace.

La vidéo ci-dessus permet de découvrir l’édition Remix japonaise qui sert de base à cette nouvelle collection. On se rend notamment mieux compte de l’épaisseur des volumes et du confort apporté par le format.

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Le dessin de Tite Kubo avait déjà quelque chose de particulier

Le trait du premier Bleach est assez éloigné de celui que l’on retrouvera dans les derniers arcs. Les visages sont parfois plus ronds, les décors plus présents et Kubo cherche encore clairement son identité graphique.

Mais plusieurs éléments sont déjà là.

Les silhouettes ont du caractère, les vêtements participent à la personnalité des héros et Kubo sait parfaitement utiliser une grande case pour donner de l’impact à une apparition.

Le Deluxe ne transforme évidemment pas les dessins originaux. Il fait quelque chose de plus intéressant : il leur donne davantage d’espace.

Les planches très aérées, parfois considérées comme trop vides dans les petits volumes, me semblent beaucoup plus naturelles dans ce format.

Qualité de l’édition : est-ce que les 19,90 € sont justifiés ?

À 19,90 € pour environ 560 pages, le tarif me paraît plutôt cohérent lorsqu’on considère que le volume remplace trois mangas classiques.

Critère Édition classique Bleach Deluxe
Contenu Environ 190 pages Environ 560 pages
Format Petit et souple 15 × 21,8 cm, cartonné
Couleur Très limitée Pages couleur du Jump

La couverture rigide donne immédiatement une impression plus haut de gamme et la reliure de mon exemplaire n’a montré aucun signe inquiétant après une lecture complète.

Il existe néanmoins un défaut impossible à éviter : 560 pages, c’est lourd.

Le volume approche le kilo et cela se ressent rapidement. Sur une table ou assis dans un fauteuil, aucun problème. Pour lire allongé en tenant le manga au-dessus de soi, l’expérience devient rapidement sportive !

À qui je conseille Bleach Deluxe tome 1 ?

Après cette première lecture, je vois surtout trois profils auxquels cette édition peut vraiment convenir :

  • les nouveaux lecteurs qui veulent découvrir Bleach dans une belle édition sans acheter immédiatement plusieurs petits volumes ;
  • les anciens fans dont la collection commence à jaunir ou qui souhaitent relire la série dans de meilleures conditions ;
  • les collectionneurs sensibles au grand format, aux pages couleur et à l’illustration bonus.

En revanche, si vous possédez déjà toute la série dans un état impeccable et que le petit format vous convient parfaitement, il n’y a aucune nécessité de tout racheter.

Pour replacer Bleach parmi les autres grands titres japonais, vous pouvez d’ailleurs retrouver mon classement des meilleurs mangas de tous les temps. Bleach appartient clairement à cette génération de séries qui a marqué durablement le shōnen des années 2000.

Ce que j’ai aimé… et ce qui me plaît un peu moins

Le principal plaisir vient pour moi du confort visuel. Les visages sont plus grands, les combats gagnent en lisibilité et les compositions de Kubo profitent énormément du changement d’échelle.

Les pages couleur apportent une vraie respiration et l’illustration bonus est suffisamment réussie pour ne pas donner l’impression d’un gadget ajouté au dernier moment.

J’aime aussi le principe des volumes triples. On avance beaucoup plus dans l’histoire avant de devoir changer de tome et ce premier Deluxe forme déjà un ensemble consistant.

En contrepartie, l’épaisseur rend le livre moins maniable. Cette édition n’a clairement pas vocation à être glissée dans une petite poche pour lire quelques chapitres dans le bus.

Autre élément à prendre en compte : si la collection va jusqu’au bout avec 26 volumes et un rythme d’environ un tome tous les deux mois, constituer l’intégrale prendra plusieurs années. Il faut donc envisager cette collection sur le long terme.

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Bleach Deluxe ou ancienne édition : laquelle choisir ?

Pour découvrir Bleach aujourd’hui, je partirais assez facilement sur le Deluxe.

Le prix rapporté au nombre de pages reste raisonnable, l’objet est beaucoup plus beau dans une bibliothèque et les dessins de Kubo profitent réellement du format supérieur.

L’ancienne édition garde malgré tout deux avantages : elle est plus légère et plus facile à transporter. On peut aussi trouver les volumes d’occasion à petit prix, ce qui reste intéressant pour quelqu’un qui veut simplement tester la série.

Si vous aimez justement découvrir de grands mangas par leur premier volume avant de vous lancer dans une collection, j’ai récemment fait le même exercice avec le tome 1 de Frieren chez Ki-oon, dans un registre évidemment beaucoup plus contemplatif.

Ma note pour Bleach Deluxe tome 1 : 17/20

★★★★☆ – 17/20

Je ne m’attendais pas forcément à redécouvrir autant le début de Bleach simplement grâce à un changement d’édition. Pourtant, le grand format fonctionne particulièrement bien avec le dessin de Tite Kubo.

Les pages couleur, la couverture cartonnée et l’illustration bonus apportent suffisamment de nouveautés pour donner une identité à cette collection. Ce n’est donc pas simplement trois anciens tomes collés ensemble sous une nouvelle couverture.

Et surtout, la rencontre entre Ichigo et Rukia fonctionne toujours aussi bien. Elle possède cette simplicité des grands débuts de shōnen : quelques personnages, une menace immédiatement identifiable et un héros qui se retrouve projeté dans un monde dont il ignore absolument tout.

J’ai refermé ce premier Deluxe avec une vraie envie de continuer. La suite devrait progressivement nous conduire vers Grand Fisher puis vers les événements qui feront prendre à Bleach une toute autre dimension. Si Glénat maintient ce niveau de fabrication, je risque donc d’avoir bientôt quelques gros pavés supplémentaires dans ma bibliothèque.

Questions fréquentes sur Bleach Deluxe tome 1

Bleach Deluxe tome 1 reprend-il les trois premiers tomes ?

Oui. Ce premier volume Deluxe regroupe l’équivalent des trois premiers volumes de l’édition classique. Il permet donc d’avancer rapidement dans les débuts de l’arc de l’agent Shinigami.

Y a-t-il des pages couleur dans Bleach Deluxe ?

Oui. L’un des intérêts de cette édition est justement la présence de pages couleur provenant de la prépublication japonaise, absentes ou reproduites différemment dans les anciennes éditions françaises.

Faut-il racheter Bleach si l’on possède déjà l’ancienne édition ?

Pas forcément. L’histoire reste évidemment la même. Le rachat se justifie surtout si vous voulez profiter du grand format, de la fabrication cartonnée, des pages couleur et des bonus. Pour un collectionneur ou un fan du dessin de Tite Kubo, la différence est nettement plus intéressante.

Est-ce une bonne édition pour découvrir Bleach ?

Oui, et c’est même probablement le public auquel je la conseillerais en priorité. Un seul volume permet de découvrir une bonne portion du début de l’histoire et de se faire une idée précise d’Ichigo, Rukia, des Hollows et de l’ambiance générale du manga.

Jean-Baptiste

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