Le tome 1 de La Guilde marchande de Pandémonia, édité par Glénat, débarque avec une histoire de fantasy qui mélange combats, monstres et commerce inattendu. Lucciola Lunatria, une guerrière déterminée, croise la route de Bilkis Draco, un marchand qui négocie avec les créatures hostiles de Pandémonia. Ce monde chaotique oppose humains et monstres sans relâche. Lucciola voit dans la guilde une chance de pacifier les terres en apprenant à marchander plutôt qu’à trancher. Kachou Hashimoto, connue pour Cagaster et Arbos Anima, signe ici un début prometteur avec des twists sur le pouvoir de l’argent face à la force brute. J’ai aimé ce virage original vers l’économie dans un cadre fantastique, même si le rythme démarre lentement pour poser les bases. Une lecture qui intrigue et donne envie de suite.
Les personnages au cœur de l’histoire
Les protagonistes de ce manga captent l’attention dès les premières pages. Lucciola Lunatria se distingue par sa force et son idéalisme, tandis que Bilkis Draco apporte une touche de pragmatisme rusé.
Lucciola Lunatria, la guerrière idéaliste
Lucciola évolue dans un environnement brutal où chaque jour rime avec survie. Sa rencontre avec la guilde transforme sa vision du monde. Au lieu de brandir son épée à tout va, elle apprend que des accords commerciaux peuvent désamorcer des conflits. Son caractère tenace rend ses doutes et ses victoires petites mais significatives. Hashimoto dessine son arc narratif avec subtilité, en évitant les clichés de l’héroïne invincible. On sent sa frustration face aux monstres qu’elle doit maintenant négocier plutôt que vaincre.
Bilkis Draco, le marchand astucieux
Bilkis incarne l’esprit de la guilde. Son approche calculée contraste avec la violence ambiante. Il négocie des ressources rares avec des créatures féroces, transformant des ennemis potentiels en partenaires. Son charisme discret et son sens des affaires ajoutent de la profondeur au récit. J’ai apprécié comment il guide Lucciola sans la dominer, créant une dynamique mentor-élève nuancée.
L’univers de Pandémonia et son originalité
Pandémonia s’étend comme un territoire impitoyable, rempli de forêts sombres, de ruines anciennes et de zones contestées. Les monstres ne sont pas juste des adversaires sans âme ; certains possèdent une intelligence qui permet des échanges. La guilde exploite cela pour établir des routes commerciales sécurisées. Ce concept rafraîchit le genre fantasy, où l’argent devient une arme plus affûtée que l’acier. Les premiers chapitres explorent des marchés clandestins et des négociations tendues, montrant comment un bon deal peut changer le cours d’une bataille.
Le rôle du commerce dans un monde en guerre
La guilde opère en marge des conflits, vendant des biens essentiels aux deux camps. Lucciola découvre que la paix passe par des intérêts mutuels plutôt que par la force. Des scènes de troc avec des dragons ou des gobelins ajoutent de l’humour et de la tension. Hashimoto intègre des éléments économiques simples, comme la rareté des ressources, sans alourdir le récit.
Le style artistique de Kachou Hashimoto
Les dessins capturent l’essence chaotique de Pandémonia. Les monstres arborent des designs détaillés, avec des textures variées pour leurs écailles ou leurs fourrures. Les combats, bien que rares dans ce tome, explosent avec dynamisme. Les expressions faciales des personnages transmettent émotions et sous-entendus, renforçant les dialogues. Comparé à ses œuvres passées, Hashimoto affine son trait pour plus de fluidité.
Comparaison avec les précédents mangas de l’auteur
Pour mieux situer ce titre, voici un tableau rapide comparant La Guilde marchande de Pandémonia à deux autres séries de Hashimoto :
| Manga | Thème principal | Style visuel |
|---|---|---|
| La Guilde marchande de Pandémonia | Commerce et paix en fantasy | Détaillé, dynamique |
| Cagaster | Survie post-apocalyptique | Sombre, intense |
| Arbos Anima | Aventure botanique | Évocateur, naturel |
Ce nouveau manga se rapproche de Cagaster par son monde hostile, mais opte pour une tonalité plus légère.
Points forts qui marquent ce tome
Ce volume excelle dans plusieurs aspects qui le rendent mémorable. Voici une liste des éléments qui m’ont le plus plu :
- Le concept innovant de guilde marchande dans un univers de fantasy classique.
- Des personnages attachants avec des motivations crédibles.
- Des illustrations immersives qui donnent vie à Pandémonia.
- Une fin de tome qui tease des enjeux plus grands pour la suite.
Ces atouts compensent un démarrage un peu posé, idéal pour installer l’intrigue sans précipitation.
Quelques faiblesses à noter
Le rythme lent au début peut dérouter les fans d’action non-stop. Certaines négociations traînent en longueur, bien que cela serve à développer l’univers. Les secondaires manquent encore de profondeur, mais cela viendra sans doute dans les tomes suivants. Globalement, ces points n’entachent pas le plaisir de lecture.
Pourquoi lire ce manga maintenant
Sorti chez Glénat en février 2026, ce tome 1 arrive au bon moment pour les amateurs de fantasy originale. Il propose une alternative aux séries épiques traditionnelles, en misant sur l’intelligence et le négoce. Si vous avez aimé les œuvres précédentes de Hashimoto, celui-ci renouvelle sa formule avec brio. La série compte déjà quatre tomes au Japon, promettant une progression rapide. Une découverte qui mérite sa place dans votre bibliothèque manga.

